Colloque "Pour une histoire féministe et décoloniale de la philosophie"

Le Vendredi, 15. octobre 2021 -
9:00 - 17:30
Salle St Charles 2 Panathénées

Session #1 : Les hommes peuvent-ils (vraiment) philosopher ?

 

Date : vendredi 15 octobre 2021

Lieu : Salle 006-Panathénée à St Charles 2

 

L'histoire de la philosophie, comme discipline et comme champ de recherches, paraît aujourd'hui en crise.  Sous l'effet du développement indépendant des études post-coloniales et décoloniales d’un côté, des études féministes et de genre de l’autre, de nombreux/ses chercheur·es défendent l’idée d’un nécessaire renouvellement, en profondeur, de ses méthodes et de ses objets.

Les historien·nes de la philosophie continuent trop souvent à faire abstraction et à minoriser les théoricien·nes racisé·e·s, les femmes philosophes, réitérant ainsi l’exclusion ou la marginalisation dont ils et elles ont été les victimes en leur temps, qui n’est parfois pas si éloigné du nôtre. Or, l’exhumation de ces textes oubliés doit-elle se faire dans le cadre habituel de « l’histoire de la philosophie » ? Ne doit-elle pas, au contraire, nous conduire à en interroger le bienfondé ainsi que les limites du discours philosophique lui-même ?     

L’enjeu de ce colloque, premier en son genre en France, serait de donner à entendre à un large public la richesse et la diversité des travaux en histoire féministe et décoloniale de la philosophie, mais aussi d’ouvrir un espace de débat au sujet des principes et méthodes alternatives à mettre en œuvre dans une recherche et un enseignement de la philosophie enfin décolonisés et démasculinisés.

 

Programme

Matin : 9h- 12h

PAULINE CLOCHEC (Université Picardie Jules Verne) : Ne sauvons pas les hommes (philosophes): le cas de Marx et du féminisme.

~pause vers 10h~

ANCA MILAHACHE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Le sujet cartésien est-il universel ?

ANAÏS CHOULET : (Université Lyon 3/CNRS) Quand le féminisme rend Canguilhem plus canguilhémien. Dépasser les paradoxes de la philosophie de la médecine au moyen des épistémologies féministes

 

Après-midi : 13h-17h30

MARIE FREDERIQUE PELLEGRIN (Université Lyon 3) : " <<C'est une femme qui parle>>: regard critique sur la formation du canon philosophique moderne"

LUDMILLA LORRAIN (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Lectures et réceptions de l’œuvre de Mill : trois manières de réfléchir à une histoire féministe de la philosophie

~pause vers 15h~

BENARD SOPHIE (Université Picardie Jules Verne) : Testo Junkie de Preciado, dire « je » en philosophie

MICHÈLE LE DŒUFF (CNRS) : « Cela aurait pu se passer tellement mieux ».