CAMPANIA FELIX

« Campania felix. Études croisées pour un atlas pluri-thématique et interactif de la peinture médiévale dans l’aire bénéventano-cassinienne (VIIIe-XIIIe siècle) : décors muraux, contextes rupestres, codex enluminés »

Responsable : M. Simone PIAZZA, maître de conférences HHR en Histoire de l’art médiéval, Université Paul Valéry – Montpellier 3 (CEMM EA 4583).

Présentation

Le présent projet, retenu dans le programme quinquennal de l’École française de Rome 2017-2021 (axe 4 : « Arts et savoirs ») et cofinancé par le CEMM, a pour objet la réalisation d'un atlas pluri-thématique et interactif de la peinture médiévale de la région entre Rome et Naples, correspondant à l'ancienne Campania felix. Au cours du haut Moyen Âge ce vaste territoire a été sous l’influence des princes lombards de Bénévent et des abbés bénédictins du Mont-Cassin, promoteurs, entre autres, d’une production picturale - monumentale et enluminée - très significative en termes quantitatifs et qualitatifs. En ce qui concerne la peinture murale, rupestre ou pariétale, les témoignages que nous avons répertoriés jusqu’à présent dépassent la cinquantaine, mais beaucoup d’entre eux sont encore peu connus, compte tenu des découvertes fortuites au cours des dernières décennies, et des sites se trouvant hors des sentiers battus, difficilement accessibles. Il manque surtout une étude d’ensemble, servant à documenter la diffusion du phénomène à l’échelle territoriale, les dynamiques internes à la production, ainsi que les questions liées à la conservation et à la valorisation du patrimoine. Un atlas (en format papier et électronique) apparaît comme l’instrument le plus approprié pour atteindre cet objectif. Le projet compte sur la participation active non seulement d'historiens de l'art, mais aussi d'historiens (lecture des sources), de topographes (cartographie), d'informaticiens (supports électroniques) et de chimistes (analyse des pigments). 

Une série de cartes thématiques aidera à visualiser

Les caractères géomorphologiques et anthropiques du territoire.

La densité des témoignages picturaux et leur distribution géographique.

La différente nature des contextes architecturaux. 

La géographie du culte des saints. 

La commande (laïque et religieuse).

La comparaison entre frontières politiques et celles de la production artistique.

Les apports artistiques extérieurs (Rome et Byzance).

Les centres de production de la peinture murale et de l'enluminure.

La chronologie des différentes phases picturales.

Les parcours possibles des chantiers itinérants. 

Le nombre croissant d’acquisitions de témoignages picturaux du début du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui.

L'état de conservation des témoignages picturaux. 

La version numérique de l'atlas permettra de créer un système de lecture interactif offrant en même temps la possibilité de zoomer sur les sites géolocalisés et de consulter - en un clic - les fiches descriptives des peintures conservées à l'intérieur. 

Partenaires

- Giulia OROFINO, professeur d'Histoire de l'art médiéval, Università degli Studi di Cassino

- Université Paul Valéry-Montpellier 3, CEMM EA 4583